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Présentation

Réaménagement de façades à façades des rues l’Ilot Sacré

La Ville de Bruxelles débute officiellement le chantier relatif au réaménagement de façade à façade des voiries de l’Ilot Sacré à savoir ; rues des Bouchers, de la Petite rue des Bouchers, des Dominicains, d’Une Personne, du Marché aux Peaux, de l’Impasse de la Fidélité, de l’Impasse de la Tête de Bœuf et de l’Impasse du Chapelet.

Objectif et description du projet

Ce réaménagement a pour but premier de palier l’état de délabrement et de dégradation important du revêtement des voiries qui caractérise le quartier de l’Ilot Sacré ainsi que d’harmoniser les matériaux avec ceux des rues adjacentes. Ainsi, des pavés en grès de Meuse ou de porphyre (caractéristique des voiries de cette partie de l’Europe) vont venir remplacer les klinkers en terre cuite actuels.

Ce choix de matériaux  s’inscrit dans la continuité de ce qui a été réalisé récemment par la Ville dans les rues avoisinantes afin de s’accorder avec le cadre bâti et le caractère hautement patrimonial des lieux. Une manière d’améliorer la cohérence de l’aménagement de l’espace public dans le périmètre UNESCO

Ce nouveau revêtement va permettre, en outre, d’améliorer sensiblement l’accessibilité des lieux  pour les piétons et les personnes à mobilité réduite, dont la fréquentation élevée nécessite un aménagement le plus adapté possible.

Une attention particulière a également été portée à l’éclairage. Actuellement, celui-ci est suspendu, dans l’axe des voiries. Une installation justifiée par la présence de nombreux auvents et tentes solaires, cependant prohibés en mai 2016 par un arrêté du bourgmestre.

Le nouvel éclairage sera quant à lui placé en façades, de manière à remettre en valeur ces dernières, trop longtemps dissimulées derrière les auvents et tentes solaires. Il aura également la caractéristique  d’émettre une lumière plus diffuse et moins ponctuelle. En outre, ce type d’éclairage permettra également de réintégrer des décorations lumineuses dans l’Ilot Sacré lors de période et d’évènements spécifiques. Un véritable plus pour le quartier.

Le projet de réaménagement des voiries, s’inscrit également dans la continuité du projet Galika ; un chantier en cours au 70 rue du marché aux Herbes et qui a pour but de transformer un chancre en un complexe de logements, appartements et commerces. Un projet basé sur l’idée de reconstituer et faire revivre le réseau des ruelles historiques tel qu’il existait avant les démolitions.

Le saviez-vous ?

L’ensemble formé par la rue des Bouchers, le Petite rue des Bouchers, la rue des Dominicain et la rue d’Une Personne ainsi que les impasses Schuddeveld et de la Fidélité sont une portion d’une partie ancienne de la ville de Bruxelles, baptisée « Ilot Sacré » par le bourgmestre Lucien Cooremans (1956-1975).

Depuis la fin du XIXe siècle, il s’agit d’un quartier occupé par de nombreux restaurants. Actuellement le quartier a conservé cette fonction et il est principalement fréquenté par les touristes.

Situé à proximité de la Grande Boucherie, il abritait autrefois des abattoirs installés au fond des impasses. Des médecins réclamèrent la fermeture de ces exploitations vers 1830 pour des raisons d’insalubrité.

L’ensemble formé par ces rues appartient à une partie très ancienne du tissu urbain bruxellois caractérisé par un bâti très dense et un réseau de voiries étroites, de passages et d’impasses. Une structure héritée de l’époque médiévale ou le tracé de plusieurs rues conservait le souvenir d’éléments préexistants, tels un chemin ou un ruisseau.

L’analyse comparative des cartes anciennes nous indique  que le tracé de la rue des Bouchers, Petite rue des Bouchers et rue des Dominicains reste inchangé depuis 1550. Une première structuration de l’espace public survient à l’occasion de la reconstruction de la ville suite au bombardement de 1695. Les impasses n’apparaissent pas avant le 18ème siècle. Des modifications de l’alignement des rues interviennent  au 19ème siècle, ainsi que la construction des Galeries Royales Saint-Hubert.

De nombreuses démolitions opérées au 20ème siècle ont fait perdre la trace de certains passages.